Patrimoine canadien
Symbole du gouvernement du Canada

Les représentants canadiens de la Couronne

Le drapeau du gouverneur général
Le drapeau du gouverneur
général

Ayant sa résidence principale à Londres, la Reine ne peut pas toujours être présente au Canada. De plus, elle règne sur quatorze autres pays et territoires du Commonwealth, lesquels portent parfois le nom de « royaumes ». En tant que Reine du Canada, Sa Majesté est représentée au pays par le gouverneur général à l'échelon fédéral et par un lieutenant-gouverneur dans chacune des dix provinces. Ces onze représentants de la Reine - le gouverneur général étant le premier d'entre eux - travaillent de concert à des objectifs communs et exercent les pouvoirs qui leur sont confiés par la Constitution. Agissant dans leurs secteurs de compétence respectifs, ils représentent personnellement la Reine et s'acquittent en son nom de nombreuses fonctions lui incombant en tant que chef de l'État.


La résidence du gouverneur général (« Rideau Hall »)

La résidence du gouverneur général (« Rideau Hall »)
est la résidence officielle de Sa Majesté la Reine (lorsqu'elle est à Ottawa) et de son représentant à l'échelon fédéral,


le gouverneur général.


Le gouverneur général

Samuel de Champlain
Samuel de Champlain
(1567-1635), premier
gouverneur de la
Nouvelle-France
(1629-1635)

Son Excellence la très honorable Michaëlle Jean, gouverneure générale du Canada
Son Excellence la très
honorable Michaëlle
Jean, gouverneure
générale du Canada

Le gouverneur général
nous fait mieux saisir le
sens de notre
appartenance à une
collectivité et de notre
spécificité comme
peuple. Il nous rappelle
aussi qu 'il y a des liens
à préserver jalousement,
qu'il y a des moments
historiques à célébrer
etdes traditions à
transmettre aux
générations futures.


Le gouverneur général
Ramon Hnatyshyn
Discours d'installation
Le 29 janvier 1990

La charge de gouverneur général est la plus ancienne institution du Canada, marquant un lien ininterrompu entre le présent et les tout premiers établissements des Européens au pays. Nommé gouverneur de la Nouvelle-France en 1627, Samuel de Champlain a été le premier des dix-huit gouverneurs français qui se sont succédé jusqu'en 1760. À partir de cette date et jusqu'à la Confédération de 1867, vingt et un gouverneurs et gouverneurs généraux britanniques ont occupé cette charge au Canada.

Au moment de la Confédération, le poste de gouverneur général s'apparentait beaucoup à celui d'un monarque constitutionnel; les conseils lui étaient adressés non seulement par le premier ministre du Canada, mais aussi par celui de Grande-Bretagne. Toutefois, jusqu'en 1926, le gouverneur général représentait au Canada à la fois le Souverain et le gouvernement britannique. Lors de la conférence impériale, tenue cette année-là, cette situation quelque peu ambiguë fut corrigée et le rôle du gouverneur général a été clarifié. Ce dernier devait désormais représenter uniquement le Souverain. C'est alors qu'il a été convenu que ce serait le gouvernement canadien, et non le gouvernement britannique, qui recommanderait la nomination des titulaires de la charge. Le passage du Statut de Westminster, 1931, reconnaissant la pleine autonomie du Canada a sans doute été le plus important jalon de l'évolution du Canada en tant que pays indépendant entre le moment de la Confédération en 1867 et le rapatriement de la Constitution en 1982. Il y est stipulé que les lois du Parlement du Royaume-Uni, entre autres les règles entourant la succession au trône, ne s'appliqueraient pas au Canada, ni aux autres royaumes de l'Empire, sans l'assentiment du Parlement canadien ou de celui des dits royaumes. En substance, y sont décrits les pouvoirs que le Parlement du Canada, comme les parlements des autres royaumes, détenait relativement aux modifications au statut de sa propre monarchie. Grâce à ce changement fondamental et à mesure que le Canada était reconnu comme pays indépendant, la charge de gouverneur général évoluait pour s'adapter à la nouvelle réalité du Canada.



Roland Michener, premier gouverneur général à effectuer une visite d'État à l'étranger
Premier gouverneur général à effectuer une visite d'État à l'étranger, Roland Michener donne la sérénade à un auditoire réceptif au cours d'une visite de plusieurs pays des Antilles. Février et mars 1969.
 
La gouverneure générale Jeanne Sauvé accueille le président des États-Unis Ronald Reagan
La gouverneure générale Jeanne Sauvé accueille le président des États-Unis Ronald Reagan. Rideau Hall. Ottawa, Ontario. Avril 1987.


Revêtu de l'uniforme de Commandant en chef du Canada, le gouverneur général Ramon Hnatyshyn présente l'Ordre du mérite militaire à la caporale-chef Diane Pietraszko
Revêtu de l'uniforme
de Commandant en
chef du Canada, le
gouverneur général
Ramon Hnatyshyn
présente l'Ordre
du mérite militaire à
la caporale-chef Diane
Pietraszko. Le général
John de Chastelain,
Chef d'état-major de
la Défense, assiste à
la cérémonie. Rideau
Hall. Ottawa, Ontario.
Juin 1990.

En 1947, des lettres patentes du roi George VI donnaient au gouverneur général l'autorisation et le pouvoir d'exercer la plupart des prérogatives royales au Canada, en d'autres termes, les pouvoirs incombant au roi George VI en tant que roi du Canada. Dans les faits, quelques-unes de ces prérogatives, sur l'avis du premier ministre canadien, ont continué d'être exercées par le Souverain. La proclamation du drapeau canadien en 1965, la nomination de sénateurs supplémentaires lors de circonstances exceptionnelles, telles les huit nominations de 1990, et la création de quelques distinctions honorifiques en sont d'excellents exemples. Il incombe toujours à Sa Majesté de nommer le gouverneur général, d'approuver des changements à son propre titre en tant que Reine du Canada et d'exercer toutes les autres charges que le premier ministre peut lui conseiller lorsqu'elle se trouve au Canada. La proclamation du rapatriement de notre Constitution en 1982 en est un bon exemple.

Le gouverneur général Roméo Leblanc accueille la délégation du Lesotho après avoir reçu les lettres de créance du haut-commissaire nommé par le Royaume du Lesotho
Le gouverneur général
Roméo Leblanc accueille
la délégation du Lesotho
après avoir reçu les lettres
de créance du haut-
commissaire nommé par
le Royaume du Lesotho.
Mai 1995.

Les attributions du gouverneur général sont fort nombreuses et diversifiées. Tout d'abord, celui-ci représente la Souveraine au Canada. Il ou elle assume la plupart des prérogatives et fonctions de Sa Majesté, y compris l'octroi de la sanction royale, la convocation et la dissolution du Parlement et l'exercice de pouvoirs discrétionnaires. Le gouverneur général s'emploie à manifester la souveraineté canadienne par ses visites officielles à l'étranger et en sa qualité de commandant en chef du Canada auprès des Forces canadiennes de Sa Majesté. De plus, il reçoit les lettres de créance des ambassadeurs nouvellement nommés, qui représentent des pays n'appartenant pas au Commonwealth, et celles des hauts-commissaires qui eux représentent des pays du Commonwealth dont la Reine n'est pas le chef de l'État.


Le gouverneur général Ramon Hnatyshyn se fait photographier en compagnie de l'ambassadeur du Koweït, après la cérémonie de présentation des lettres de créance. Novembre 1993
Le gouverneur
général Ramon
Hnatyshyn se fait
photographier en
compagnie de
l'ambassadeur du
Koweït, après la
cérémonie de
présentation des
lettres de créance.
Novembre 1993.
Au nom de Sa Majesté, le gouverneur général veille à promouvoir l'excellence en décernant des distinctions pour récompenser le mérite, fonction sur laquelle nous reviendrons dans un autre chapitre. Il encourage la recherche de l'excellence dans de nombreux domaines, aussi variés que les sports et les beaux-arts ou que la reconnaissance de la souveraineté dans l'Arctique et la défense des droits de la personne. Il sert de modèle à la population canadienne en associant son nom à divers organismes philanthropiques et humanitaires et à de nombreux mouvements de jeunes. Mentionnons entre autres que le gouverneur général est le chef scout du Canada et le président honoraire de la Société canadienne de la Croix-Rouge.
 
Le gouverneur général et les lieutenants-gouverneurs ont de grands pouvoirs auxquels ils n'ont recours qu'en cas d'extrême urgence. En quelque sorte des extincteurs constitutionnels, ils arborent de brillantes couleurs et sont placés dans des endroits stratégiques. Tous espèrent qu'ils n'aient jamais à recourir à ces pouvoirs, fort utiles même si on n'a jamais à s'en servir.

Frank McKinnon The Crown in Canada


Chaque année, le gouverneur général remet des distinctions et des prix à des Canadiens et à des Canadiennes qui se sont illustrés dans divers domaines, dont l'alphabétisation, le journalisme, les arts visuels et médiatiques, l'architecture et les arts de la scène. De plus, une série de médailles et de prix sont décernés annuellement, tels le Prix du gouverneur général pour l'entraide, la Médaille académique du gouverneur général, la Médaille du gouverneur général pour la nordicité, le Prix du gouverneur général en commémoration de l'affaire « personne », le Prix du gouverneur général pour l'excellence en enseignement de l'histoire canadienne, et plusieurs autres. Ainsi, la Couronne manifeste le respect et la gratitude de tous les Canadiens et Canadiennes envers leurs compatriotes qui, par leurs réalisations, enrichissent notre fierté collective.

Outre ses responsabilités constitutionnelles, le gouverneur général a pour principale mission de promouvoir l'identité et l'unité du Canada. Lors de ses nombreuses visites dans les diverses régions du pays, par sa participation à de nombreuses cérémonies et manifestations culturelles ainsi qu'à l'occasion d'importants discours qu'il est appelé à prononcer, il aide l'ensemble de la population canadienne à prendre conscience de sa richesse et de sa diversité. En reconnaissant notre particularité comme peuple, nous sommes tous plus à même d'apprécier pleinement les liens qui nous unissent et la fierté qui nous anime.

L'honorable Ralph G. Steinhauer, lieutenant-gouverneur de l'Alberta (1974-1979)
L'honorable Ralph G.
Steinhauer, lieutenant-
gouverneur de l'Alberta
(1974-1979),
premier Autochtone à
représenter la Reine
au Canada.

L'honorable Pauline M. McGibbon, lieutenante-gouverneure de l'Ontario (1974-1980)
L'honorable Pauline
M. McGibbon, lieutenante-
gouverneure de l'Ontario
(1974-1980),
première femme à
représenter la Reine
au Canada.

En 1952, la nomination de Vincent Massey marquait le début d'une ère nouvelle dans l'histoire de la fonction de gouverneur général comme dans l'histoire du Canada. Depuis lors, les gouverneurs généraux sont choisis parmi les citoyens canadiens et ainsi témoignent fidèlement de la richesse de la société canadienne. Depuis un peu plus d'un demi-siècle, les dix gouverneurs généraux - Vincent Massey, Georges P. Vanier, Roland Michener, Jules Léger, Edward Schreyer, Jeanne Sauvé, Ramon Hnatyshyn, Roméo LeBlanc, Adrienne Clarkson et Michaëlle Jean - sont originaires de toutes les régions du pays et représentent notre société bilingue et multiculturelle. Par-dessus tout, ils manifestent le désir intense de représenter la Couronne canadienne avec dignité et de mettre en lumière ce que les Canadiennes et les Canadiens ont de meilleur en eux.


Le gouverneur général qui pour la durée de son mandat porte le titre d'« Excellence », tout comme son conjoint ou sa conjointe, est nommé par la Reine, sur l'avis du premier ministre fédéral, pour un mandat d'une durée normale de cinq ans. Le gouverneur général porte à vie le titre de « très honorable ».
L'honorable colonel Lincoln M. Alexander, lieutenant-gouverneur de l'Ontario (1985-1991)
L'honorable colonel Lincoln M. Alexander, lieutenant-gouverneur de l'Ontario (1985-1991),
premier Noir à représenter la Reine au Canada.


Les lieutenants-gouverneurs

Dans chacune des dix provinces canadiennes, un lieutenant-gouverneur, représentant personnel de la Reine, est nommé par le gouverneur général sur l'avis du premier ministre fédéral. Les trois territoires - les Territoires du Nord-Ouest, le Yukon et le Nunavut - répondent au Parlement du Canada et exercent plusieurs pouvoirs semblables à ceux des provinces. Cependant, ils n'ont pas de représentant direct de la Souveraine. Ils sont gouvernés par un commissaire auquel incombent quelques-unes des responsabilités d'un lieutenant-gouverneur.

Son Honneur Herménégilde Chiasson, lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick
Son Honneur
Herménégilde
Chiasson, lieutenant-
gouverneur du
Nouveau-Brunswick,
signe la liste lors de
la cérémonie
d'assermentation des
membres de
l'Assemblée législative.
Fredericton,
Nouveau-Brunswick.
Octobre 2006.

Pendant les premières années qui ont suivi la Confédération, les lieutenants-gouverneurs étaient considérés par plusieurs juristes non pas comme des représentants directs du Souverain, mais plutôt comme des représentants subalternes du gouvernement fédéral. Des décisions judiciaires relatives à la fonction, qui remontent à 1872, de même que l'évolution du fédéralisme canadien ont permis de mieux définir et de confirmer le statut de lieutenant-gouverneur en tant que représentant direct de la Couronne dans les provinces. Bien qu'ils continuent aujourd'hui d'être nommés et rémunérés par le gouvernement fédéral, leur rôle consiste à représenter la Reine et, par conséquent, à incarner la Couronne à la tête de leur province.

À l'échelon provincial, les lieutenants-gouverneurs s'acquittent des mêmes fonctions et responsabilités qui incombent au gouverneur général à l'échelon fédéral. Ils exercent dans le secteur de compétence provinciale les pouvoirs de la Reine en tant que chef de l'État. Ils symbolisent la souveraineté des provinces en tant que membres à part entière de la fédération canadienne. De même que le gouverneur général, les lieutenants-gouverneurs accordent leur prestigieux parrainage à nombre de causes méritoires qu'ils cherchent toujours à promouvoir lors de leurs nombreux déplacements dans leurs provinces.



Son Honneur Mayann Francis, lieutenante-gouverneure de la Nouvelle-Écosse
Son Honneur Mayann Francis,
lieutenante-gouverneure de la
Nouvelle-Écosse, accueille les
principaux donateurs et les
bénévoles chevronnés de la
campagne Centraide de la région
d'Halifax lors d'une réception en
leur honneur. Halifax, Nouvelle-
Écosse. Février 2007.

Dans les trois dernières décennies, la nomination des lieutenants-gouverneurs reflète davantage les différentes facettes de la société canadienne contemporaine. Issus des nombreuses communautés qui forment le Canada, notamment celle des Autochtones ou du milieu artistique, des groupes de minorités visibles et des personnes ayant un handicap, des secteurs privé et public, les lieutenants-gouverneurs incarnent la richesse culturelle et la diversité de la Couronne canadienne. Comme c'est le cas pour le gouverneur général au niveau fédéral, une fonction importante des lieutenants-gouverneurs consiste à décerner des distinctions et des prix aux citoyens et aux citoyennes méritants qui ont contribué de façon remarquable à la vie collective de leur province et, par voie de conséquence, à celle de leur pays. Par sa seule existence, ce rôle éminemment public et visible de la Couronne canadienne et de ses représentants confère la dignité et l'honneur menant à la reconnaissance de tout le pays.


Nommés pour au moins cinq ans, les lieutenants-gouverneurs portent, de même que leur conjoint ou conjointe, le titre de « Son Honneur ». Ils portent à vie le titre d'« honorable ».

La nature canadienne de la monarchie

Avant d'assumer cette fonction, je savais à quel point c'était extraordinaire de vivre au Canada. J'étais fier de vivre dans un pays libre et démocratique, et je savais que nous avions un système de gouvernement efficace. Mais ce n'est qu'au moment où j'ai occupé ma fonction que j'ai pleinement compris qu'il s'agit d'une composante essentielle de notre système démocratique de gouvernement. Ma compréhension de la monarchie constitutionnelle s'est ainsi approfondie.

L'honorable Norman Kwong Lieutenant-gouverneur de l'Alberta Calgary, Alberta 6 février 2007

À titre de démocratie parlementaire souveraine, le Canada jouit du prestige, des traditions et des honneurs légués par une monarchie héréditaire datant de plusieurs siècles. Pour certains, le maintien d'une institution aussi ancienne et historique est tout à fait à l'opposé de la réalité de notre régime politique moderne. Cependant, non seulement la Couronne remplit-elle un rôle de grande importance constitutionnelle et sociale, mais aussi elle a continué à évoluer au point de revêtir un caractère canadien vraiment contemporain et significatif.

Comme nous l'avons vu précédemment, les lettres patentes de 1947 redéfinissaient les pouvoirs du gouverneur général, autorisant et habilitant expressément celui-ci à exercer dorénavant la plupart des prérogatives et les pouvoirs confiés par la Constitution à Sa Majesté en tant que monarque du Canada. Cette mesure a permis de renforcer l'action de la Couronne dans la vie canadienne. Depuis lors, la Couronne a créé un régime de décorations canadiennes, proclamé un drapeau national et rapatrié notre Constitution, laquelle inclut la Charte des droits et libertés. De plus, d'autres prérogatives de la Souveraine, comme l'émission de lettres de créance des ambassadeurs canadiens et l'octroi d'armoiries (blasons) et d'oriflammes aux institutions et aux citoyens canadiens, ont toutes été transférées au Canada.



Bien que le Canada ait fait sienne l'institution de la Couronne depuis plusieurs décennies, ses représentants au pays - le gouverneur général et les lieutenants-gouverneurs - continuent de recevoir leurs pouvoirs de la Souveraine et d'agir en son nom en tant que Reine du Canada.

1939
 
Peu importe l'époque, des foules enthousiastes de jeunes Canadiens attendent l'arrivée de leur Souveraine (1939 et 1987).
1987


Grâce à la Reine et à ses onze représentants au Canada, la Couronne a une personnalité authentiquement canadienne. Les personnes nommées à la charge de gouverneur général et de lieutenant-gouverneur illustrent dans leur plus pure expression nos valeurs communes et notre citoyenneté canadienne. Depuis la nomination en 1952 du très honorable Vincent Massey - premier gouverneur général depuis Pierre de Vaudreuil en 1755 à être né au Canada - tous les représentants de la Couronne au pays sont des citoyens et des citoyennes canadiens qui se sont distingués par leur dévouement à servir le Canada.

Le prince de Galles
La Reine et sa famille portent un intérêt constant et très personnel au Canada, à tous ceux et celles qui l'habitent et aux préoccupations de l'ensemble de la population canadienne. La protection de l'environnement, la recherche médicale, les arts et la culture, l'alphabétisation, l'engagement communautaire et l'unité nationale sont autant d'enjeux que les représentants de la Couronne font valoir dans les diverses régions du pays. La fréquence des visites royales au Canada sert évidemment à rappeler à la population la pertinence de cette institution, mais aussi à la sensibiliser aux diverses questions et préoccupations de l'heure ayant une répercussion dans la vie de tous les jours.
 
Toutes les fois que je viens au Canada, et j'y suis venu à de nombreuses reprises depuis 1970, le Canada entre un peu plus dans mes veines, puis dans mon coeur.

Le prince de Galles Winnipeg, Manitoba Avril 1996


Son Altesse Royale le prince de Galles, et les princes William et Harry, arborent leurs véritables couleurs canadiennes à Place du Canada
Son Altesse Royale le prince de Galles,
et les princes William et Harry,
arborent leurs véritables couleurs
canadiennes à Place du Canada
(Héritage patrimonial marin du
Pacifique). Vancouver, Colombie-
Britannique. Mars 1998.

Nous avons vu que le rôle de la Couronne et de ses représentants au pays - la Souveraine, le gouverneur général et les lieutenants-gouverneurs - a continué d'évoluer au fur et à mesure que notre pays affirmait son autonomie et son indépendance. Le Canada a si bien adapté la Couronne à ses besoins et à ses aspirations que celle-ci reflète clairement nos particularités régionales et notre caractère bilingue et multiculturel.


Le prince de Galles « danse une gigue »
Le prince de Galles « danse une gigue » à la vue du cadeau (un kilt en tartan de l'Aviation royale du Canada) qui lui est présenté par le commandant de la base des Forces
canadiennes Moose Jaw
(Centre d'entraînement en vol de l'OTAN). Moose Jaw,
Saskatchewan. Avril 2001.
 
Le prince de Galles s'entretient avec des jeunes Canadiens au lieu historique national S.S. Klondike
Le prince de Galles s'entretient avec des jeunes Canadiens au lieu historique national S.S. Klondike. Whitehorse, Yukon. Avril 2001.


Dans tous les sens du mot, il s'agit bien de la Couronne du Canada.

L'insigne des Forces canadiennes de Sa Majesté (FCSM)
L'insigne des Forces
canadiennes de Sa Majesté
(FCSM)
 
Militaire distingué et abondamment décoré, le gouverneur général Georges Vanier s'était hissé jusqu'au rang de major-général. Il a fait partie des membres fondateurs du célèbre Royal 22e Régiment, qu'il a commandé par la suite et dont il a été le « colonel du régiment  ».
Militaire distingué et abondamment décoré, le gouverneur général Georges Vanier



L'insigne de casquette du Royal 22e Régiment
L'insigne de casquette
du Royal 22e Régiment
(« Van Doos »)

C'est avec plaisir que je vous ai accordé la distinction d'inclure mon monogramme sur le drapeau régimentaire. J'espère qu'ainsi vous perpétuerez les traditions du passé et que vous vous efforcerez de les illustrer au service de votre pays, à titre de citoyens et de soldats. Chanada Gu-Brath (Le Canada pour toujours)

La reine Elizabeth II
Cérémonie de présentation des drapeaux
Hamilton, Ontario
Octobre 2002

Sa Majesté la reine Elizabeth II s'entretient avec des anciens combattants canadiens dans l'enceinte de l'Assemblée législative de l'Alberta. Edmonton
Sa Majesté la reine Elizabeth II s'entretient
avec des anciens combattants canadiens
dans l'enceinte de l'Assemblée législative
de l'Alberta. Edmonton, Alberta. Mai 2005
Sa Majesté la reine Elizabeth II passe en revue la garde d'honneur constituée du Royal New Brunswick Regiment
Sa Majesté la reine Elizabeth II passe en revue la garde d'honneur constituée du Royal New Brunswick Regiment, dont elle est le colonel en chef.
Fredericton, Nouveau-Brunswick. Octobre 2002.


En tant que colonel en chef des Argyll and Sutherland Highlanders of Canada (Princess Louise's), Sa Majesté la reine leur présente leurs nouveaux drapeaux
En tant que colonel en chef des Argyll and Sutherland Highlanders of Canada (Princess Louise's), Sa Majesté la reine leur présente leurs nouveaux drapeaux
En tant que colonel en chef des Argyll and Sutherland Highlanders of Canada (Princess Louise's), Sa Majesté la reine leur présente leurs nouveaux drapeaux. Hamilton, Ontario. Octobre 2002.


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